La nourriture gaspillée suffirait-elle à nourrir toutes les personnes qui ont faim ?
Plus d'un milliard de tonnes sont gaspillées chaque année alors que des centaines de millions de personnes ont faim. La comparaison n'est utile que si ses limites restent visibles.
Commençons par des chiffres comparables
Le PNUE estime à 1,052 milliard de tonnes les déchets des ménages, de la restauration et du commerce en 2022, parties comestibles et non comestibles comprises. Dans le rapport, le PNUE compare plus d'un milliard d'équivalents-repas jetés chaque jour par les ménages en 2022 aux 783 millions de personnes touchées par la faim en 2021, soit environ 1,3 repas par personne.
Qu'est-ce qui a changé depuis 2022 ?
La dernière estimation FAO SOFI 2026 indique que 645 millions de personnes ont connu la faim en 2025. C'est un chiffre plus récent sur la faim, pas une nouvelle mesure du gaspillage 2022. Les juxtaposer montre l'échelle, sans créer un ratio officiel pour une même année.
Pourquoi les tonnes ne deviennent pas des repas
Une part est faite de pelures, os ou autres éléments non comestibles ; une autre n'est plus sûre. Le reste est dispersé, parfois loin des besoins. Collecte, froid, transport, délai, nutrition et dignité comptent. La faim vient aussi de la pauvreté, des conflits, des déplacements et du manque d'accès.
Prévenir et redistribuer utilement
Il faut d'abord éviter le gaspillage, puis redistribuer les surplus sûrs avant qu'ils ne deviennent déchets, et valoriser l'inévitable. Les banques alimentaires aident localement sans remplacer protection sociale, revenus stables, marchés fonctionnels et accès humanitaire.
La conclusion honnête
La faim ne vient pas d'un manque global de calories produites, mais d'un échec des systèmes et de l'accès. Réduire le gaspillage économise ressources et émissions ; redistribuer nourrit de nombreuses personnes. Éradiquer la faim exige un accès quotidien, fiable et digne à une alimentation nutritive.